Récit de Monsieur RUDELLE

Arles-sur-Tech pendant les années 1920-1940: un village plein de vie. De nombreux commerces, plusieurs industries: chocolateries, scieries, forges, moulins.
Roger Rudelle nous décrit avec un style alerte rempli de réalisme la vie de chaque jour: travail, loisirs, fêtes, coutumes, évènements sportifs.
Il nous fait rencontrer les personnages typiques de cette époque.
Puis, octobre 1940, la catastrophe, le grand aïguat. Le Tech et le Riuferrer dévastent et détruisent tout. Finies les industries, la main d’oeuvre doit s’exiler et, peu à peu, beaucoup de commerces fermeront. Roger Rudelle nous fait revivre ces terribles moments, comme si nous y étions.
La vie reprendra, différemment. Le Tech et le Riuferrer se referont un nouveau lit, le village une nouvelle beauté. Les Arlésiens, toujours attachés aux coutumes ancestrales, iront de l’avant et progresseront.
Arlésiens, en lisant ce texte, vous partagerez sans doute avec Roger Rudelle ce sentiment de fierté de vivre dans un village si attachant. Amis visiteurs, vous n’en aurez que davantage envie de découvrir les trésors de notre commune et du Haut-Vallespir et, pourquoi pas, d’y demeurer.

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La Ville Ancienne

L’ancienne ville fortifiée recèle de nombreux trésors: son abbaye romane millénaire, son cloître gothique, sa crypte, sa Sainte Tombe qui fournit une eau dont l’origine demeure inexpliquée, sa place du couvent et celle de l’église, son église Saint-Sauveur avec son vieux clocher. Voici une série de photos anciennes qui vous feront découvrir Arles intra-muros au début du XXè siècle.

La Villa les Indis

La mairie d’Arles occupe la résidence secondaire de Joseph-Pierre Monin, propriétaire des mines de Batère. Avec son épouse, ils étaient aussi les propriétaires bâtisseurs de l’actuel bureau de poste qui était alors une école privée destinée aux enfants des mineurs. Ils avaient aussi fait restaurer la crypte, auparavant utilisée comme écurie.
Vous pourrez consulter un historique de la Villa, rédigé par Karen Candelier et, dans un autre fichier, des photos anciennes de la villa et de ses premiers propriétaires, la famille Monin.

La Retirada

Au début de l’an 1939, plusieurs dizaines de milliers de réfugiés espagnols ont afflué vers notre village en provenance du col d’Ares et de Coustouges. Les Arlésiens les ont accueillis de leur mieux, leur offrant abris, nourriture et soins. L’instituteur D. Salvat avait pris soin de tenir un journal des évènements. Vous pourrez en consulter le manuscrit, accompagné de quelques photos, dans le fichier joint.

La Fontaine des Buis

« A la font d’els buixos es un lloc regalat,
Hi cullen pomes ruges, hi va tot al veïnat,
Hi cullen pomes ruges, hi va tot al veïnat,
Els minyons y les nines van a s’y passajar,
Suls els arbres las cardines non hi fan que cantar,
Suls els arbres las cardines non hi fan que cantar.

Quel Arlésien ou Arlésienne de la vieille génération ne connaît cette chanson ?
Cet hymne à la Fontaine des Buis (la Font d’els Buixos), lieu de promenade privilégié et de dînettes, certains dimanches brûlants de l’été.

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L’Eglise de Sant Esteva

On pourrait penser que la Place de l’église actuelle prend son nom de l’abbaye toute proche. Il n’en est rien. Outre l’abbaye, Arles possédait 2 églises paroissiales: Sant Salvador pour les paroissiens du village et Sant Esteva pour ceux des écarts. C’est Sant Esteva qui donnait sur la place de l’église, antérieurement cimetière. Ce lieu de culte ne possédait pas de clocher, mais il aurait été inutile puisqu’il n’aurait pu appeler aux offices les fidèles, ceux-ci habitant trop loin pour entendre les cloches. Expropriée par l’Etat et vendue à des particuliers, une partie de l’église a été convertie en logements mais il demeure encore une partie de la nef, devenue assez récemment propriété de la commune.
Voici quelques photos de cette nef en son état actuel.

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